Un volume mammaire insuffisant est mal accepté physiquement et psychologiquement en 2017. Il peut occasionner une perte de confiance en soi et avoir un retentissement social et moral important. L’intervention d’augmentation mammaire permet de corriger cette imperfection par la mise en place d’implants mammaires, destinés à obtenir le volume de poitrine souhaité.

INSUFFISANCE DE VOLUME

Des seins de volume insuffisant peuvent résulter d’une insuffisance de développement à la puberté (cas le plus fréquent) mais aussi d’une perte de volume consécutive à une grossesse et/ou un allaitement. Enfin, un perte de poids assez massive (après sleeve gastrectomie par exemple) peut entrainer également une hypoplasie des seins.

Le manque de volume peut être totalement isolé, ou bien il peut être associé à un affaissement de la glande. On parle alors de ptose (chute) des seins et on peut déterminer son degré en mesurant la distance entre les aréoles mammaires, qui sont trop basses, et les clavicules (point fixe).

Il convient d’attendre la fin de la puberté avant de parler d’une insuffisance de volume. L’intervention se conçoit donc à partir de 18 ans, sans limite supérieure d’âge avérée.

Dans certains cas, l’hypotrophie mammaire (insuffisance de développement de la glande) est associée à une autre anomalie, la plus fréquente étant des seins dits « tubéreux » (seins de forme tubulaire et inesthétiques à des degrés variables).

IMPLANTS MAMMAIRES

Tous les implants disponibles sont constitués d’une enveloppe (en élastomère de silicone le plus souvent) et d’un contenu (sérum physiologique ou gel de silicone plus ou moins cohésif dans plus de 90% des cas).

L’enveloppe, de taille variable, peut avoir une forme dite « ronde » ou profilée en goutte et dite « anatomique »,  afin d’offrir une gamme adaptée aux morphologies diverses des patientes et à leurs attentes personnalisées.

Tous les implants en 2017 sont soumis à des normes rigoureuses : Marquage CE et autorisation administrative de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM.

CONSULTATION INITIALE

La consultation initiale est un moment important puisqu’elle va permettre au Chirurgien de réunir tous les éléments permettant d’établir avec sa patiente une stratégie opératoire. Un interrogatoire et un examen minutieux préciseront au préalable les désirs de la patiente et les choix possibles liés à la chirurgie.

A l’issue de cette consultation il sera possible de déterminer précisément le type et le volume des implants, leur positionnement futur (en avant ou en arrière du muscle pectoral), l’emplacement des cicatrices résiduelles, et les modalités de l’hospitalisation

Une mammographie sera prescrite, en l’absence de données radiologiques récentes.

INTERVENTION CHIRURGICALE

La mise en place des implants au bloc réclame environ 90 minutes de temps opératoire.

Les implants sont mis en place, en passant par les incisions choisies, et positionnés dans les loges confectionnées aux emplacements prédéterminés (prémusculaire ou rétromusculaire). Si nécessaire un geste permettant de remonter les aréoles de seins « tombants » est réalisé en complément. Un drainage des loges est mis en place. Un pansement modelant est enfin réalisé.

SUITES OPERATOIRES

Le jour suivant, les drains sont ôtés et le pansement est remplacé par un soutien-gorge de maintien adapté. Ce dernier devra être porté nuit et jour pendant le premier mois.

Il convient de prévoir une période de repos et d’inactivité de quatre à sept jours, .et de cesser la pratique sportive pendant 4 à 6 semaines.

L’oedème et les ecchymoses vont disparaitre au fil des premières semaines et les seins vont récupérer une certaine souplesse à l’issue du premier mois. On pourra appréhender le résultat définitif après 45 à 60 jours.

La durée de vie des implants de nouvelle génération est estimée à 12-15 ans. Une échographie de surveillance sera réalisée régulièrement tous les 3 à 5 ans.

Une grossesse est envisageable 6 mois après la pose initiale d’implants. Il est possible d’allaiter sans danger avec des implants.

QUESTIONS

Il est prouvé que la pose d’implants siliconés n’augmente pas le risque de survenue de maladies auto-immunes, ni celui d’adénocarcinome mammaire (cancer du sein).

La survenue d’un lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires (LAGC-AIM) est considérée comme très exceptionnelle et doit conduire à un bilan sénologique précis. L’ablation de la prothèse et de sa capsule suffit  dans 90 % des cas à obtenir une guérison de cette affection très rare et le plus souvent de bon pronostic.

L’organisme forme naturellement une membrane autour des implants pour les isoler des autres tissus. cette membrane est normalement fine et souple. Toutefois il peut arriver que cette membrane s’épaississe, devienne fibreuse et se rétracte en comprimant l’implant. On parle alors de « coque ». Cette dernière peut occasionner un simple raffermissement du sein mais peut devenir douloureuse et déformer le sein dans des cas extrêmes.

L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) et la Haute Autorité de Santé (HAS) , en collaboration avec les Chirurgiens de la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SOFCPRE) ont publié en septembre 2017 deux brochures d’information très complètes sur les augmentations mammaires par implants. Vous pouvez les télécharger ci dessous:

 

RESULTAT

L’intervention permet d’optimiser le volume et la forme de la poitrine, avec des cicatrices en général très discrètes. Le changement et la féminisation de la silhouette sont très agréablement vécus par la patiente qui dispose alors de nouveaux choix vestimentaires, et d’une bien meilleure confiance en elle. Le résultat obtenu est alors une source de grande satisfaction, qui plus est stable et durable.